Go Back Report # 490
11-30-1975

11-30-1975   Professional English translation follows French text.         

Observation de M. Grebant à Quend-Plage (Somme)         

Enquête de M. PERRIER          

DATE: Dimanche matin 30 Novembre 1975 à partir de 4 heures        

LIEUX: Digue de la plage de QUEND (Somme) Au bord de la mer «marée basse».    

       Le témoignage est la reproduction intégrale d'un texte qui m'a été remis par le témoin.           

RÉCIT: «J'avais décidé dans la matinée du samedi (29 Novembre) de tendre mes lignes de fond sur la plage de Quend, métier que j'exerçais quelques mois auparavant. Je faisais des vers, le temps était pluvieux, il faisait froid. Comme je n'avais pas de temps suffisant pour tendre mes lignes, vu que la mer remontait déjà, je décidai donc de revenir à marée basse de nuit.      

       Il était presque 4 heures du matin (le 30 novembre dimanche) et je partais en mobylette jusqu'à la mer, chargé de mon matériel de pêche. J'arrivais à la digue et je garais mon engin sur l'esplanade. De là, je pouvais apercevoir des faisceaux lumineux, d'une hauteur approximative (vu la distance) de plusieurs mètres. Cela tournait à gauche, en bas, et remontant vers le ciel, retombait à droite. Dans la nuit cela paraît normal, en bordure de mer, car parfois des pêcheurs de crevettes ou de poissons se servent de lampes puissantes mais je me demandais bien, quel pêcheur pouvait s'éclairer de la sorte? A chaque fois je pouvais remarquer cinq éclats lumineux se suivant avec un intermédiaire de deux ou trois secondes et toujours avec ce mouvement tournant. Après tout c'était peut-être un bateau. Je descendais de la digue et partais à pied vers la mer. A mi-chemin soudain! un éclair aveuglant à l'endroit précis où les lueurs se trouvaient.  Alors là je commençais à me demander de quoi il s'agissait. J'avançais prudemment avec une crainte de je ne sais quoi et j'approchais de l'eau. J'avoue franchement que j'avais peur en voyant ce faisceau de couleur bleuâtre sortir de l’eau et tourner comme un phare retombant et recommençant par cinq fois: plus de doute, il y a quelque chose d'anormal là-dessous. Jamais je n'ai vu pareille chose surtout si près de moi, environ dix ou vingt mètres, je crois, car de nuit et dans l'eau on évalue très mal la distance, mais cela se trouvait à portée de la lumière de ma lampe de poche j'éclairais, mais je ne voyais rien que ce faisceau tournoyant. Après avoir observé une bonne dizaine de minutes je décidai quand même, malgré la peur qui m'envahissait, de poser mes lignes. Donc je partais en direction d'un point de repère qu'un copain gardait près de ses perches à trémaille. Je faisais une centaine de mètres et je trouvais l’endroit. Je commençais à enterrer mes lignes quand je m'aperçus que le faisceau se déplaçait vers moi en faisant un mètre à chaque éclat et après quelques instants cela se trouvait en face de moi en allant de gauche à droite sur une petite distance. Je commençais à m'inquiéter sérieusement. Je me hâtais d'accrocher mes vers et j'allais près de l'eau pour retrouver des lignes que j'avais laissées il y a quelques temps. Je ne trouvais rien mais comme la chose était toujours là, j'éclairais de nouveau sur ce faisceau et soudain plus de lumière sortant de l'eau, je vis une traînée lumineuse partir à une vitesse vertigineuse vers le large. Je m'aperçus aussi avec une sorte d'incompréhension, peut-être d'angoisse, que ma lampe de poche s'éteignait rapidement. En quelques minutes je n'avais plus de lumière, fait bizarre c'est que c'était une pile neuve que j'avais achetée dans l'après-midi et que je ne m'en suis servi qu'une bonne demi-heure. Je compris très vite que quelque chose d'étrange venait de se produire et je repartais en hâte vers la digue. Il n'y avait plus rien, plus de lueur sur la mer mais il y avait une chose certaine c'est que ce mystère cache quelque chose d'anormal. C'est pourquoi j'en ai fait le récit avec la conviction que des gens assez intelligents pourront s'intéresser à ce sujet et que d'autres, par contre, pourront en faire un sujet de moquerie. Pour mon compte personnel, je ne leur en veux pas. . . . »    

PRÉCISIONS:  

            - La date et l'heure n'ont été retrouvées que grâce aux recoupements avec la parution de l'article du Courrier Picard et au calendrier des marées.

            - Le questionnaire ci-joint n'est pas parfait, mais il m'a permis d'éclairer certaines notions, et peut-être d'établir de nouvelles bases pour des statistiques ou mettre en exemple des évidences, notion de vide de pensée après le phénomène, notion d'adaptation du phénomène au témoin, difficulté de trouver des mots justes correspondants.          

            - Je pense sincèrement que le témoin m'a dit la vérité. Jeune, conscient, courageux, surtout et d'après ce que je sais sur son comportement, semble équilibré et travailleur, niveau d'instruction lui laissant le loisir de réfléchir intelligemment, et de s'exprimer avec aisance.  

            - Fait suite à une précédente observation (voir enquête) et à la découverte de traces suspectes dans la région, ce qui m'a fait ouvrir un dossier que j'ai appelé « Dossier QUEND».           

            - Encore une manifestation du phénomène sans forme visible, ce n'est que lumière; également sentiment (partagé avec le témoin) d'action intelligente, concertée, et cherchant à observer le témoin, on peut noter les manœuvres, avec toujours ce côté incompréhensible de cette succession de faisceaux, ceux-ci ont certainement une valeur, soit pour attirer le témoin, ou le «palper» soit pour agir sur le milieu ambiant . . . ?        

            - Cette pile vidée, littéralement, deux solutions possibles:

            * décharge progressive et qui atteint son terme avec la disparition de la lumière (je ne le pense pas)  

            * décharge brutale due au seul démarrage de «l'engin», ce qui ferait peut-être entrevoir la possibilité de création d'un champ magnétique très important (ou autre) au décollage.       

N.B. Le témoin a jeté la pile ce qui est dommage. Il était vraiment désolé, surtout qu'il était choqué par cette décharge subite.     

            - Je ne pense pas que la distance donnée par le témoin soit bonne. Je croirais plus volontiers aux environs de 100 m, le sol marin ne descendant qu'en pente douce. Le témoin aurait dû voir quelque chose car il affirme que le rayonnement lumineux sortait littéralement de l'eau. Donc, ou l'objet était très petit (peu de fond) ou à une plus grande distance (pour avoir une hauteur d'au moins 3 m, profondeur estimée du fond). Je connais assez bien cette plage pour m'y être baigné très souvent en été et lorsque j'étais jeune, et il faut avancer assez loin pour n'avoir pas pied. 

- Son observation se décompose en 4 phases (que nous avons précisées quant à leur durée)



[I]      * Observation de la digue: 4 à 5 minutes.        

[II]     * Sur la plage (vers la lumière) : 5 à 7 minutes, avec cet éclat lumineux à mi-parcours

[III]   * Trajet de la lumière à l'endroit où il y avait les lignes, 4 à 5 minutes, longueur une bonne centaine de mètres, (durée qui pourrait s'expliquer par le fait que le témoin surveille ce phénomène)   

[IV]    * Stabilité (que j'appelle phase d'observation) durée 30 minutes «le temps d'accrocher mes vers, puis de chercher mes lignes».        

               Il y a peut-être une part d'exagération mais il est très difficile d'avoir une notion, surtout dans ces conditions (seul sur la plage)          

              -Je note ici la fin du récit du témoin, qui me semble utile pour situer la psychologie du personnage.   

              « . . . je leur pardonne leur manque d'intelligence et leur ignorance. Beaucoup se moquaient de moi ces derniers temps, car bien entendu il fallait que je sois seul à ce moment là et cela crée des troubles mesquins dans leur petit cerveau, mais pourquoi n'étaient-ils pas à la mer à 4 heures du matin par un temps à ne pas mettre un chien dehors? Ils auraient vu comme moi et peut-être auraient-ils fait demi-tour devant un tel phénomène».        

       Et il ajoute: «Je précise aussi que la moquerie de Monsieur Pruvost, rédacteur du journal, est de mauvais goût et que malgré ses dires, j'affirme ne pas avoir vu l'émission de Bernard Pivot pour la bonne raison que je n'ai pas la télé, mais j'aimerais la voir maintenant pour voir de quoi il s'agit». 

       - Une autre précision, Monsieur Grébant est un ancien pêcheur, habitué aux phénomènes marins. Actuellement il travaille aux P.T.T., ce qui ne l'empêche pas de continuer à pêcher ainsi toutes les nuits pour arrondir ses fins de mois.          

NDLR

Le lecteur se rappellera les événements du 3 Octobre 1954 entre Wabon (sic – Waben), Quend et Rue.

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Observation of Mr. Grebant at Quend-Plage (Somme)       

Investigation by Mr. Perrier    

DATE: Sunday morning, November 30, 1975 starting at 4 o'clock in the morning       

PLACES: Seawall at Quend-Plage (Somme). At the seashore "low tide".       

       The testimony is the complete reproduction of a text that was given to me by the witness.           

STORY:  "I had decided on Saturday morning (November 29) to set my bottom lines on the beach of Quend, an occupation I had done a few months before. I was getting worms, the weather was rainy, it was cold. Since I didn't have enough time to set my lines in view of the fact that the tide was already coming back in, I then decided to come back at the low tide at night.  

       It was almost 4 o'clock in the morning (Sunday, November 30) and I went by mobylette (moped) to the sea, loaded with my fishing tackle. I arrived at the seawall and I parked my machine on the esplanade. From there, I could see beams of light, of an approximate height (considering the distance) of several meters. They turned to the left, down, and rising again toward the sky, fell again to the right. During the night that seems normal, near the sea, because sometimes shrimpers or fishermen use powerful lamps but I really wondered, what fisherman could light up in that way? Each time I could notice five luminous flashes following each other with a break of 2 or 3 seconds and always with this revolving movement. After all maybe it was a boat. I descended the seawall and set off on foot towards the sea. Suddenly halfway! a blinding flash at the exact spot where the lights were located. Then I started to wonder what it was. I advanced cautiously with a fear of I don't know what and I got closer to the water. I acknowledge frankly that I was afraid when I saw this beam of bluish color come out of the water and turn like a beacon, falling again and repeating this 5 times: No more doubt, there is something abnormal about that. I had never seen anything like this especially so close to me, about 10 or 20 meters, I think, because at night and in the water one estimates the distance very badly, but it was within range of the flashlight I was shining, but I didn't see anything except this whirling beam. After observing for a good ten minutes or so, I decided nevertheless, in spite of the fear which invaded me, to set my lines. So I set out in the direction of a landmark that a buddy had near his poles for his trammel1 nets. I went about a hundred meters and I found the location. I started to bury my lines when I noticed that the beam was moving towards me traveling a meter with each flash and after a few moments, it was in front of me going from left to right over a short distance. I was seriously starting to worry. I hurried to put my worms on the hooks and I went near the water to find the lines that I had left a while ago. I didn't find anything but since the thing was still there, I again put light on this beam and suddenly no more light coming out of the water, and I saw a luminous streak head for the open sea at a breathtaking speed. I also noticed with a kind of incomprehension, perhaps anguish, that my flashlight was going out. In a few minutes I had no more light, which was strange because it was a new battery that I had bought in the afternoon and had used only for a good half hour. I understood very quickly that something strange had just happened and I went back hastily towards the seawall. There was nothing more, no more light on the sea, but it was absolutely certain that this mystery hides something abnormal. That is why I am telling the story with the conviction that fairly intelligent people might be interested in this subject and that others, on the other hand, might make it a subject of mockery. Personally, I am not angry with them..."     

DETAILS:         

       - The date and the hour were found only thanks to cross-checking with the publication of the article in the Courrier Picard and the calendar of the tides.

       - The attached questionnaire is not perfect, but it enabled me to clarify certain concepts, and perhaps to establish new bases for statistics or to put in as an example of the obviousness, the idea of emptiness of thought after the phenomenon, idea of adaptation of the phenomenon to the witness, difficulty of finding the right corresponding words.       

       - I sincerely think that the witness told me the truth. Young, conscious, courageous, especially and according to what I know about his behavior, he seems well balanced and hard-working, with an educational level allowing him the leisure to think intelligently, and to express himself with ease.       

            - Done following a preceding observation (see investigation) and on the discovery of suspicious tracks in the region, which made me open a file that I called "Quend File."          

            - Again an appearance of the phenomenon without visible form, it is only light; a feeling as well (shared with the witness) of intelligent, concerted action, and trying to observe the witness, one can note the maneuvers, with always this incomprehensible aspect of this sequence of beams, these certainly have a meaning, either to attract the witness, or to "palpate" him or to act on the surrounding environment...?   

            - This emptied battery, literally, has two possible solutions:

            * progressive discharge and which reaches its end with the disappearance of the light (I do not think so)       

            * sudden discharge due only to the starting up of "the machine", which would perhaps give an indication of the possibility of the creation of a very important magnetic field (or other) on takeoff.      

N.B. The witness threw away the battery which is a shame. He was really sorry, especially since he was shocked by this sudden discharge.    

            - I do not think that the distance given by the witness is correct. I would rather believe about 100 m, the sea floor descending only in a gentle sloping. The witness should have seen something because he asserts that the luminous radiance was literally coming out of the water. Therefore, either the object was very small (shallow depth) or at a greater distance (in order to have a height of at least 3 m, estimated depth to the bottom). I know that beach rather well for I went swimming there very often in the summer when I was young, and one must advance rather far to not have a footing.         

       - His observation is divided into 4 phases (which we have specified with regard to their
duration)         



[I]    * Observation from the seawall: 4 to 5 minutes.

[II]   * On the beach (towards the light): 5 to 7 minutes, with this luminous flash midway.  

[III]   * Journey of the light to the location where the lines were, 4 to 5 minutes, length a good hundred meters (duration which could be explained by the fact that the witness watches this phenomenon) 

[IV]   * Stability (which I call phase of observation) duration 30 minutes "the time to put my worms on the hooks, then to look for my lines".        

There is perhaps a partial exaggeration but it is very difficult to have an idea, especially
under these conditions (alone on the beach) 

       - I note here the end of the witness's story, which seems useful to me in order to evaluate the mental state of the individual.      

       "... I forgive them for their lack of intelligence and their ignorance.  Many made fun of me recently, because of course it was necessary that I be alone at that moment and that creates petty confusion in their small minds, but why weren't they at the sea at 4 o'clock in the morning in such lousy weather? They would have seen like me and perhaps they would have turned back in the presence of such a phenomenon".           

       And he adds: "I specify also that the mockery of Mr. Pruvost, editor of the newspaper, is in bad taste and that in spite of his statements, I affirm that I did not see the show of Bernard Pivot for the good reason that I do not have a TV, but I would like to see it now to see what it is about".        

       - Another detail, Mr. Grebant is a former fisherman, accustomed to sea phenomenon. Currently he works at the P.T.T.2; which does not prevent him from continuing to fish in this way every night in order to supplement his income.  

Editor's Note

The reader will remember the events of October 3, 1954 between Wabon (sic – Waben), Quend and Rue.                                                                                                                                 

This reference: Lumieres dans la Nuit, Issue # 160, December 1976, p. 13-14

With Thanks to French researcher Jean-Luc Rivera for helping in locating, scanning and transmitting this case to me. –CF-      

Note 1: trammel (tram'al) n. 1 That which limits freedom or activity: an impediment; hindrance. 6 A net formed of three layers, the central one being of finer mesh in order to catch the fish which pass through either of the others: also trammel net. —v.t. -meled or melled, meling or -melling 1 To hinder or obstruct; restrict. 2 To entangle in or as in a snare; imprison

Reference: New Illustrated Webster’s Dictionary, p. 1024, ©1992    

Note 2: P.T. T. = Postes. Téléphone et Télégraphe = Letters, Telephones and Telegrams

The usual initials for continental Post Offices, (Dutch/French/Swiss) The initials stand for - in French - Postes. Téléphone et Télégraphe (Letters, Telephones and Telegrams).

Reference: http://www.auditmypc.com/acronym/PTT.asp      

UFOCAT PRN – 125183
UFOCAT URN – 125183 Lumieres dans la Nuit, Issue # 160, October 1976
UFOCAT URN – 173024 *U* UFO Computer Database by Larry Hatch, # 11565 © 2002       

Europe – France, Alsace. Body of water is the English Channel.

Quend Plage    Latitude 50-19-00 N, Longitude 1-33-00 E (D-M-S) [Quend-beach]

Waben             Latitude 50-22-60 N, Longitude 1-38-60 E [Ref. 10-03-1954 same area]

Rue                  Latitude 50-16-00 N, Longitude 1-40-00 E [Ref. 10-03-1954 same area]

Reference: http://www.fallingrain.com/world/            

UFO Location (UFOCAT) Latitude 50.32 N, Longitude 1.55 E (D.%)    


 



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